A presto Firenze


ESCAPADES / mardi, juillet 20th, 2021

20 mois que je n’ai pas vu Florence. La dernière fois, c’était en novembre 2019.  Je me rappelle de notre dernière soirée ; un samedi soir pluvieux durant lequel nous nous sommes enveloppés – le temps d’un apéritif – dans l’atmosphère chaleureuse, romantique, presque magique, de la loggia du Palazzo Guadagni, Piazza Santo Spirito.

En la quittant, je lui ai dit « à très vite ». A l’époque, nous avions déjà bouclé notre réservation pour le mois d’avril : un appartement idéalement situé Oltrarno dans un jardin privé à quelques pas du Palazzo Pitti. Le contexte sanitaire en a décidé autrement.

Je ne sais pas quand je retournerai à Florence & ce soir, j’ai eu envie, presque besoin, d’écrire cet article… de cristalliser au travers de l’écriture mon amour pour cette ville & pour laquelle, malgré la distance, malgré l’absence, j’ai un attachement indéfectible.

Je suis déjà restée plusieurs mois sans me rendre dans la cité des Médicis. Cela ne change rien… à chaque fois que j’ai été séparée un long moment de Florence c’était pour mieux la retrouver & écrire avec elle, auprès d’elle, un nouveau chapitre. Immuable, belle, fière, raffinée, mystérieuse, prête à m’accueillir, à m’enlacer & faire vibrer une partie de moi. Comme une histoire d’amour, de celle qu’on laisse volontairement en suspens pour ne pas la voir se ternir & qui, à chaque retrouvaille, reprend vie… intensément, pleinement, passionnément.

Je sais d’ores et déjà que, lors de ma prochaine escapade, cette émotion qui représente l’essence même de mes précieuses parenthèses sera au rendez-vous ; celle de voir émerger le Duomo au détour d’un virage, celle du premier matin lorsque je descends la Via Romana pour rejoindre le centre historique, celle quand je pénètre dans le Palazzo Vecchio & que je reprends le fil de ce lien intime qui m’unit à ce monument, celle quand je m’adosse à la balustrade du Piazzale Michelangelo – tel un balcon sur Florence – tandis que le soleil se couche sur l’Arno comme sur les monuments qui dessinent sa silhouette mais aussi celle de partager cette ville avec mes amours & de les voir créer à leur tour des parenthèses intimes, personnelles, inoubliables.

Non, la distance, le temps n’ont pas de prise sur ce lien. Le souvenir est vif, presque prégnant, toujours présent. Il est là chaque matin lorsque j’utilise mon flacon de L’Officina Profumeria-Farmaceutica di Santa Maria Novella, lorsque je contemple dans le miroir cette paire de boucle d’oreille achetée dans une des joailleries du Ponte Vecchio à l’occasion de mon 40ème anniversaire & qui ne me quitte pas ou encore lorsque je feuillette ce pavé de 449 pages déposé sur ma table de nuit, écrin d’un chapitre de ma vie absolument passionnant, aube de « mon histoire » avec la cité de La Renaissance.

A presto Firenze !

Bacci

Carole

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